Tout est provisoire : l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi. La mort est tellement inéluctable qu’elle prend tout le monde par surprise. Comment savoir si cette journée n’est pas la dernière ? On croit qu’on a le temps. Et puis tout d’un coup, ça y’est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
— Frederic Beigbeder
3 11 2011
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5 09 2011

Sur le balcon de madame Suzanne
La vie est ce qu’elle est, simplement. Il n’y a pas de secret, rien à apprendre, rien à faire, rien à comprendre. Il n’y a pas d’illumination, pas de recherche pas de quête. Tout est déjà en nous. Il suffit de s’éveiller et d’expérimenter la réalité; de vivre ici et maintenant. Nous sommes ce que nous cherchons. Il n’y a aucun effort à faire pour devenir ce que nous sommes déjà. Ce qui est est. Il s’agit d’être présent; pleinement présent. Cette présence est un état de conscience, une qualité d’accueil. Les choses sont ce qu’elles sont. Une vie méditative permet de reconnaître les merveilles de la simplicité dans l’ordinaire du quotidien.
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5 09 2011
On tient l’illusion et le rêve en très haure estime, alors que la réalité par elle même est fabuleuse. Si les hommes se contentaient d’observer la réalité et ne se laissaient pas mystifiés par l’illusion, la vie, pour la comparer avec ce que nous connaissons, serait comme un conte de fée ou les plaisirs des Mille et une nuits… En fermant les yeux et en sommeillant, en acceptant d’être leurrés par les apparences, les homme se créent une vie de routine et d’habitudes qui, pourtant, repose sur des fonctions illusoires. Les enfants qui jouent à la vie, discernent mieux ces connexions et ses vraies lois que les adultes, qui ne parviennent pas à vivre pleinement mais pensent être plus sages à cause de leur expérience, autrement dit de leurs errements… Les hommes croient que la vérité est loin d’eux, à la lisière de notre système solaire, au-dela de la plus lointaine étoile, avant Adam ou bien après le dernier homme. Dans l’éternité, il y a bien sûr quelque chose de vrai et de sublime. Mais toutes ces époques, tous ces lieux, toutes ces occasions existent ici et maintenant. Dieu lui-même culmine dans l’instant présent; il n’est pas plus divin dans les autres intervalles de temps. Et nous ne sommes capables d’apréhender ce qui est sublime et noble qu’en nous immergeant de façon permanente dans la réalité qui nous entoure.
— Henry David Thoreau
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26 06 2011
Voir et voir, sont deux choses différentes
Peu importe le sujet, l’essentiel est la subtilité du regard… À la manière des anciens peintres chinois et japonais du Chan et du Zen, qui passaient une grande partie de leur vie à regarder les feuilles de bambous, puis une autre à essayer de les peindre, je pense que la phorographie s’adapte totalement à cet esprit…
Évoquer la pluie, le vent, les arbres et les saisons d’un seul regard, et les dire dans un seul souffle, pour leur donner une existence peut prendre avec un peu de chance une vie entière. Penser que nous avons déjà tout dit sur ces sujets, peut être prétentieux…
Peu importe le temps, le lieu et le sujet, il n’y en a aucun de meilleur, il y a juste l’importance du regard et du vide que l’on possède pour créer la force nécéssaire… Peindre, écrire, photographier, ne sont rien de plus que des moyens qui nous apprennent à doser notre regard… Nous pouvons donc tracer à l’infini des cerisiers, des lunes, des arbres et des étangs, sans jamais voir deux fois la même chose… à nous de chercher l’art et la manière de l’écrire, le dire, le peindre ou le photographier.
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26 06 2011

Que dois‑je faire pour parvenir à la connaissance?
— Rien.
Pourquoi?
— Parce que ce n’est pas en faisant quelque chose que l’on parvient à la connaissance. Lorsqu’on y parvient, c’est sans rien faire.
Il semble bien difficile de l’atteindre!
— Au contraire.
Comment?
— Je vous l’ai dit. En ne faisant rien.
Et que doit‑on faire pour atteindre cet état d’abandon?
— Que fait‑on pour s’endormir et se réveiLler?
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24 04 2011

Chaise dans le jardin de Lezarts
Photographie réalisée le 2 mai 2011 pour célébrer la Journée mondiale de la photographie au sténopé.
Galerie 2011 de JMPS
« Utilisez pour vous exprimer les choses qui vous entourent, les images de vos songes, les objets de vos souvenirs. Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses. Pour le créateur rien n’est pauvre, il n’est pas de lieux pauvres, indifférents ».
— Maria Rainer Rilke, Lettres à un jeune poète, Grasset
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12 03 2011

Balai, prés de l’entrée de La Chaufferie
“Quelle drôle de montre! remarqua-t-elle. Elle indique le jour du mois et ne dit pas quelle heure il est !”
“Pourquoi le dirait-elle? grommela le chapelier. Est-ce que votre montre, à vous, vous dit en quelle année nous sommes?”
“Bien sûr que non, répondit sans le moindre embarras Alice: mais c’est parce que l’on reste dans la même année durant un très long laps de temps.”
“C’est précisément ce qui se produit dans le cas de ma montre, à moi”, dit le chapelier.
Alice se trouva terriblement déconcertée. La remarque du chapelier lui semblait dépourvue de toute signification, et pourtant elle était grammaticalement correcte.
— Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles
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3 01 2011

Bicyclettes sous la neige dans le jardin
« Il n’existe pas de tire-lire pour le temps: soit on saisit l’instant, on emplit l’événement de contenu, soit il disparaît sans laisser de traces et il s’est volatilisé… »
— Olaf Koob
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24 06 2010
La relation entre l’art et le zen se comprend facilement car l’art n’est pas une intreprétation intelletuelle, mais une vision immédiate. Les exercices zen nous proposent une nouvelle relation avec les choses et un nouveau point de vue sur la nature. On n’étudie pas la nature avec la logique ou la métaphysique; la nature doit être sentie, non définie. La nature appelle l’harmonie par une émotion douce, calme et profonde. On n’a pas a l’analyser.
— Henry Van Straelen
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