Voir et voir, sont deux choses différentes
Peu importe le sujet, l’essentiel est la subtilité du regard… À la manière des anciens peintres chinois et japonais du Chan et du Zen, qui passaient une grande partie de leur vie à regarder les feuilles de bambous, puis une autre à essayer de les peindre, je pense que la phorographie s’adapte totalement à cet esprit…
Évoquer la pluie, le vent, les arbres et les saisons d’un seul regard, et les dire dans un seul souffle, pour leur donner une existence peut prendre avec un peu de chance une vie entière. Penser que nous avons déjà tout dit sur ces sujets, peut être prétentieux…
Peu importe le temps, le lieu et le sujet, il n’y en a aucun de meilleur, il y a juste l’importance du regard et du vide que l’on possède pour créer la force nécéssaire… Peindre, écrire, photographier, ne sont rien de plus que des moyens qui nous apprennent à doser notre regard… Nous pouvons donc tracer à l’infini des cerisiers, des lunes, des arbres et des étangs, sans jamais voir deux fois la même chose… à nous de chercher l’art et la manière de l’écrire, le dire, le peindre ou le photographier.



