Le quartier Centre-Sud

© Lacroix 2008

Vestiges du passé: anciennes citernes de mélasse rue Notre-Dame est.

Installations portuaires désaffectées  de la GRANDMA’S Molasses

Enseigne du parc des Faubourgs, rue Ontario est.


Visiter le site de photographies de Jean Pierre Lacroix

sur le quartier Centre-Sud

Consulter Centre-Sud dans Wikipedia


Extrait de:

«Portrait de territoire, l’arrondissement Ville-Marie (quartier centre-sud)»,

Centraide, février 2002

« Le Centre-Sud, c’est l’essence même de la ville,

où se côtoient constamment le plaisir et la misère,

le rêve et la réalité, le tape-à-l’œil et la sincérité.»

L’histoire du quartier Centre-Sud remonte au 17e siècle lorsque Maisonneuve et Champlain y débarquent tout près, le 17 mai 1642. Le quartier Centre-Sud est au coeur de l’urbanisation de Montréal. Les pionniers y construisent le Fort Ville-Marie et peu à peu les colons qui s’installent autour pour y cultiver les terres viennent jusqu’aux portes de la bourgade fortifiée pour y vendre leurs récoltes.

C’est ainsi que naissent les Faubourgs de Montréal. En raison de la proximité du Port de Montréal et de son importance croissante, l’industrie prend un essor considérable au 19e siècle. Ce quartier connaît un essor industriel sans précédent et devient la zone la plus industrialisée de la ville après celle du canal Lachine. De nombreuses fabriques voient le jour dans le secteur de l’alimentation, du cuir et du textile attirant ainsi de nombreuses familles d’ouvriers.

Des grandes entreprises telles que McDonald Tobacco, Dominion Rubber, la fabrique de savon Barsalou créent de nombreux emplois, et vers 1880, le quartier sera considéré comme le fief des ouvriers canadiens-français. Le quartier, qui compte alors 16 000 habitants, est surnommé le «faubourg à mélasse» en raison du déchargement des grands tonneaux de mélasse sur les quais.

Dans la première moitié du 20e siècle, plusieurs événements vont transformer la vie du quartier. La construction du pont Jacques-Cartier en 1930 exigera la démolition de plusieurs résidences et industries et aura pour effet de scinder le quartier en deux.

Autour des années 1950, le quartier amorce un déclin brutal en raison de l’exode des principales industries, notamment dans le secteur de la chaussure et de la confection. Ce déclin s’explique aussi parce que le tissu urbain sera grandement touché par différents travaux d’aménagement et de construction.

En effet, l’élargissement du boulevard Dorchester, aujourd’hui René-Lévesque, la construction de la Tour de Radio-Canada puis de l’autoroute Ville-Marie vont peu à peu grignoter les zones d’habitation.

À elle seule, la construction de la Tour de Radio-Canada a entraîné la destruction de 778 logements, 12 épiceries, 13 restaurants, 8 garages, 4 imprimeries et 20 usines.

Par ailleurs, en 1974, lors d’une grève des pompiers, moment qui restera gravé comme le « Week-end rouge », des centaines de logements disparaissent sous les flammes ajoutant à la déstructuration du quartier. En raison de sa situation géographique avantageuse à proximité du centre-ville, le quartier Centre-Sud est aujourd’hui une zone convoitée par les promoteurs immobiliers qui menacent, une nouvelle fois, de déstabiliser ce quartier où cohabitent ouvriers, étudiants, familles, chômeurs et personnes défavorisées.

Pour l’essentiel, l’urbanisation de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal/Centre-Sud s’est effectuée au milieu du 19e siècle, notamment en raison de la proximité du fleuve Saint-Laurent qui favorisa l’expansion des activités portuaires, de l’ouverture de la voie ferrée et de l’étalement d’une vaste zone industrielle autour de cette voie.

Durant cette même période, les rues commerciales (Saint-Laurent, Mont-Royal), lesquelles existent encore aujourd’hui, se développent. La population connaît aussi un essor avec les immigrants qui viennent s’installer dans l’arrondissement, particulièrement dans la partie nord-ouest, consolidant les différents quartiers.

Entre 1960 et 1980, avec le déploiement industriel, s’amorce le déclin du quartier. Durant ces années, le milieu communautaire s’organise pour contrer les problèmes de pauvreté, du chômage, d’accès aux logements, etc. Conscients du potentiel du quartier en raison de sa situation géographique avantageuse à proximité du centre-ville, les groupes communautaires entreprennent de mettre en œuvre des actions collectives pour prendre le développement des quartiers en main.

Source: Portrait de Ville-Marie, Centraide

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Visionnez  Au bout de ma rue de Louis-Georges Carrier, 1958, 13 min 45 s, produit par l’Office National du Film
.

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Docufiction racontant l’histoire charmante d’un gamin vivant dans le centre-sud de Montréal, qui profite d’un jour de congé pour prendre la poudre d’escampette. Il découvrira le bord de l’eau, l’horizon élargi du grand fleuve Saint-Laurent et l’activité fourmillante du port de Montréal. Le film nous montre un aspect souvent oublié de Montréal, tel qu’il était en 1958.

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